Friday, February 20, 2009, 1:00 pm
Room B-520 — Faculté de musique — Université de Montréal
200, avenue Vincent-d’Indy [métro Édouard-Montpetit], Montréal, Québec
Photo: Phillipe Lebruman
Coproduction Réseaux / Faculté de musique of Université de Montréal / MNM
En 1990, pour définir la musique concrète, dite aussi par certains acousmatique, j’ai employé l’expression d’«art des sons fixés», dont j’ai fait le titre d’un petit manifeste, traduit en plusieurs langues. Des remarques ont été faites: certains trouvaient la définition trop restrictive, d’autres pas assez. Il est clair que si l’on intègre les variations produites par l’action du compositeur ou d’un (soi-disant) interprète lors du concert, la musique n’est pas si fixée que cela… Même si personne n’intervient en concert, en quoi consiste le caractère stable de l’œuvre? La musique concrète, telle que Schaeffer l’a inventée et nommée, me semble propice aux œuvres (plutôt qu’aux événements et performances), c’est en tout cas ainsi que je la pratique. En ce sens, elle est aujourd’hui à contre-courant.Elle ne doit pas s’en excuser, mais l’assumer. C’est une musique, et elle est concrète. Cela ne va pas cependant sans une dialectique, que cette conférence, suivie d’un débat, se propose d’exposer.
Michel Chion, 11 décembre 2008
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